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Le tableau de bord utilisé pour le contrôle de gestion chez Reckitt Benckiser et sa valeur ajoutée

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Reckitt Benckiser (RB) est une multinationale britannique qui fabrique des produits d’entretien et pharmaceutiques, ainsi que des cosmétiques et autres produits ménagers, depuis 66 usines dans le monde. RB vend sa production aux pharmacies et aux grandes surfaces. Son siège social est situé à Slough, au Royaume-Uni. Le siège français est installé à Massy, tandis que l’unique lieu de production en France est l’usine de Chartres.

Nous avons choisi d’étudier les indicateurs de performance mobilisés au sein de l’usine, dans un tableau de bord utilisé pour le reporting de gestion à la hiérarchie supérieure (N+1 et N+2, situés au siège britannique).

Nous avons eu l’occasion de nous entretenir avec Frédéric Bernon, responsable du contrôle de gestion industriel de l’usine de Chartres. M. Bernon nous a fourni le tableau de bord qu’il utilise quotidiennement, dans sa version la plus récente, et l’a commenté en répondant à nos questions.

Nous avons ensuite décidé que notre second entretien se ferait avec un des managers mentionnés dans la matrice, Jean-Pierre Poidevin, responsable de la catégorie qualité. Nous lui avons demandé des précisions sur les indicateurs utilisés, ainsi que leur pertinence ou leurs limites. Voir en détail une catégorie nous a permis une compréhension plus approfondie de l’outil et de son application.

Nous avons constaté, en conduisant les entretiens, qu’il y a un travail important qui est fait derrière la construction du tableau de bord, notamment en ce qui concerne le temps de collecte des informations par les contrôleurs de gestion. Nous avons donc décidé de nous interroger sur le rapport entre ce passage et le suivant, c’est-à-dire la valeur ajoutée qu’apporte le tableau à l’entreprise en question. Est-ce que le temps perdu est regagné en qualité de l’information apportée ou est-ce que cela entraîne une perte d’efficacité pour l’organisation ? Ne serait-ce pas la cause de perte de vue de tout type d’innovation pour celle-ci ?

Description de l’entreprise

Les racines de Reckitt Benckiser remontent au début du XIXème siècle avec trois entités distinctes. En 1814, Jeremiah Colman fonda son entreprise, aujourd’hui connue pour la marque de moutardes Colman’s.

En 1823, l’allemand Johann Benckiser crée sa société spécialisée dans les produits chimiques industriels et de grande consommation. Son gendre Ludwig Reimann reprend l’affaire après la mort de Benckiser et l’entreprise connaît une forte croissance pendant la seconde moitié du XXème siècle, commercialisant des produits phares tels que Cillit Bang ou Vanish.

Reckitt & Sons, quant à elle, commença en 1840 en commercialisant des produits d’entretien ménager tels que des abrasifs de polissage et l’amidon utilisé pour l’entretien des vêtements. En 1938, Reckitt rachète sa concurrente Colman’s qui était également un acteur important du commerce de l’amidon ménager, pour devenir Reckitt & Colman, qui se développent via l’acquisition de plusieurs sociétés telles que American Home Products.

C’est en décembre 1999 que Reckitt & Colman et Benckiser fusionnent. Bart Brecht mène la nouvelle Reckitt &Benckiser vers de nouvelles perspectives et lui permet d’augmenter sa performance en se focalisant sur des marques clés et en perfectionnant la supplychain. Sa politique marketing innovante se veut omniprésente dans les années 2000 pour donner à ses marques une image fortement “consumer oriented”. Les produits nouveaux représentent alors parfois jusqu’à 40% du chiffre d’affaires réalisé à la fin des années 2000.

En parallèle, Reckitt Benckiser développe sa division pharmaceutique par l’acquisition de Boots Healthcare International en 2005, qui produit les marques Nurofen, Strepsils ou encore Clearasil, leaders sur leurs marchés respectifs. En 2010 R&B fait l’acquisition de SSL International, fabricant des célèbres préservatifs Durex, ainsi que des produits orthopédiques Scholl.

En 2011, Bart Brecht cède le pas et laisse sa place de directeur général à Rakesh Kapoor, ex vice-président exécutif du CategoryDevelopment, à l’origine des acquisitions les plus significatives. En 2014, Reckitt Benckiser abandonne son nom officiel pour le raccourcir en “RB”.

Aujourd’hui, le siège de RB est situé à Slough, en Angleterre. La majorité de ses produits, commercialisés dans près de 200 pays, sont organisés en 3 catégories : hygiène, santé et produits ménagers. Sa stratégie se concentre autour d’un portfolio profitable de 19 marques qui représentent plus de 70% du chiffre d’affaires. Le marché nord-américain est clé : il représente 27% du résultat mondial. La production se divise en 66 usines dans le monde, et l’usine de Chartres est le seul lieu de production de RB en France : c’est là que travaillent Frédéric Bernon et Jean-Pierre Poidevin avec lesquels nous avons eu l’opportunité de nous entretenir. L’usine de Chartres fabrique entre autres les produits des marques Veet, Clearasil, Dettol… Depuis 2007, le groupe a en effet réorienté l’usine de Chartres vers la production des produits de soin, tout en conservant les unités de production des marques comme Calgonit, Harpic et Saint-Marc.

@manu_scogna10

 

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